Julia est médiatrice quartier au sein du DAHLIR. Arrivée en août 2020 dans l’association, elle intervient au sein des quartiers prioritaires et de veille à Bourg-en-Bresse. 

 

Si tu devais expliquer ton métier de médiatrice quartier DAHLIR à ta nièce de 5 ans et demi et à ses camarades, comment t’y prendrais-tu ? 

 

“Hum… elle commence bien cette interview ! 🙂

Alors, je leur expliquerais que mon métier consiste à aider des gens qui sont seuls ou malheureux à faire du sport, de la peinture, à aller chanter… comme toi, le mercredi par exemple. Bref, une activité qui va leur faire plaisir.

D’ailleurs, c’est ce que je rappelle aux personnes que j’accompagne “Qu’est ce qui vous ferait du bien ?”

 

Qu’est ce qui te plaît le plus dans ce métier ?

 

“Si Fanny était là, elle dirait que j’aime bien parler ! L’échange, la rencontre avec une diversité de personnes, être là pour celles et ceux qui en ont besoin : c’est ce qui me motive. J’ai le sentiment d’être utile, tout en ayant le côté ludique, via les loisirs. L’approche est différente et permet aux gens de s’exprimer peut-être plus librement, en se sentant en confiance.”

 

Tu interviens au sein des quartiers prioritaires de la ville de Bourg-en-Bresse. Si tu devais nous dresser un portrait de ta zone d’intervention, ce serait…

 

“Les quartiers prioritaires et de veille de la ville de Bourg-en-Bresse forment un grand territoire et comptent quatre centres sociaux, six écoles primaires… Je ne pourrais pas indiquer la superficie exacte, mais à pied c’est assez long à parcourir ! 

Des disparités sont prégnantes entre certains quartiers, notamment ceux où la rénovation urbaine est terminée et d’autres où elle est en cours. Certains quartiers, comme celui de la Grande Reyssouze où nous avons nos bureaux, sont très agréables à vivre. Dans l’ensemble, c’est un territoire très dynamique grâce à la présence de nombreux acteurs tels que des associations, des services…”

 

Quels sont les projets à venir, que tu nous réserves  sur ce territoire ?

 

J’ai beaucoup de projets en tête, qui je l’espère, pourront se mettre en place avant l’été, notamment :

 

 

 

Pour mener à bien tes missions, peux-tu nous donner un petit aperçu de ton “bagpack” de médiatrice quartier ? 

 

“Je suis assez minimaliste : on ne le dirait pas à voir mon sac à main ! 

Mon nécessaire pour assurer mes missions se résume à : mon téléphone, ma gourde, un calepin, un crayon, des flyers Dahlir avec mes coordonnées… Et surtout des bonnes baskets, de la bonne humeur, de la volonté, de l’envie et de la bienveillance !

C’est indispensable pour assurer mes missions… ça et travailler en complémentarité avec une diversité de partenaires commes les médiateurs d’autres services et associations (ADSEA, CIDFF…), les réseaux jeunesse de la ville de Bourg-en-Bresse ainsi que le service des Sport, la DDCS, les associations et clubs sportifs….

Au vu du contexte, il est plus compliqué de toucher les habitant-e-s. D’où l’importance de se serrer les coudes face au repli sur soi.”

 

Une question qui nous vient de Belkacem, médiateur quartier Dahlir à Gap : as-tu trouvé des points communs entre ton ancienne vie à Air France et le Dahlir ? Si oui lesquels ? 

 

“Avant d’arriver au Dahlir, j’ai eu plein de vies, dont une qui a duré un peu plus longtemps au sein d’Air France. 

Et oui, je retrouve des points communs entre cette vie-là et aujourd’hui, au Dahlir : l’écoute, la bienveillance, être là pour les autres !

C’est un peu le fil conducteur de ma vie professionnelle. Le cadre change, mais l’essence demeure la même.”

 

Des actions porteuses d'espoir dans les quartiers de Bourg-en-Bresse

Portrait de Julie, chargée d'accompagnement Dahlir à Lyon