La rentrée s’annonce sportive pour Arthur : à raison d’un cours de tennis par semaine au Club de Sayat, le jeune homme a pris goût à cette discipline. Précision et endurance sont les maîtres mots de ce sport. Et Arthur compte bien poursuivre ses efforts et sa progression au sein du club dès la rentrée.

« Je pratique le tennis depuis six mois au Club de Sayat.

Je m’entraîne chaque samedi matin, à 9 heures. Cela ne me dérange pas de me lever tôt, au contraire.

Nous sommes trois élèves, de niveau débutant, à peu près du même âge, entre 18 et 25 ans. Je suis le seul garçon face au « girl power », comme se moquent gentiment les deux filles.

J’avais déjà pratiqué cette activité auparavant : je m’entraînais avec un copain. Nous n’étions pas très forts. D’ailleurs, j’ai cassé ma raquette quand il avait gagné.

J’ai toujours pratiqué un sport : le rugby, le foot, la boxe thaï, le squash.

Suite à mon accident, j’ai rencontré Nicolas Portail de LADAPT 63.

Il m’a demandé quel sport pourrait m’intéresser. C’est important d’en pratiquer, pas seulement au niveau physique mais aussi social. Par la suite, il m’a orienté vers le DAHLIR. Marion Sidea m’a proposé plusieurs clubs, dans lesquels je pourrais pratiquer cette activité et c’est vers Sayat que la balance a penché.

Elle m’a accompagné lors de la première séance d’essai. À la fin de celle-ci, j’ai choisi de de continuer. Marion Sidéa  nous a aidés pour finaliser l’inscription dans le club, avec les papiers.

Je joue au tennis plutôt dans un esprit loisirs et non pas revanchard. Depuis six mois que j’en pratique, j’apprécie beaucoup les cours. Mon entraîneur ne cesse de nous répéter qu’il faut du temps pour maîtriser chaque geste. Cela vient au fur et à mesure.

Il est pédagogue et ne crie pas. C’est très agréable.

Mon objectif n’est pas d’être le meilleur.

À côté de lui, je pourrais me sentir comme un ramasseur de balles à Roland Garros. C’est une activité dans laquelle je trouve beaucoup de plaisir.

Ce sport me permet de rencontrer d’autres personnes, savoir comment me comporter auprès d’elles, découvrir d’autres lieux, de nouveaux actes.

Au niveau physique également, c’est très efficace. J’apprends à coordonner mes mouvements. Tout est une question de placement, même au niveau de la tenue de la raquette. Chaque geste a son importance sur le lancer. Parfois, je n’y arrive pas du premier coup avec les filles. Et nous en plaisantons : il y un trou dans la raquette, la balle est passée au travers ! (rires) Nous avons toujours une bonne excuse.

Cet été, comme les cours ne reprenaient qu’à la rentrée, je me suis entraîné avec mon père. Mais il ne m’avait pas précisé qu’il y avait joué auparavant : il a gagné en un set !

C’est une très bonne expérience, qui me laisse de bons souvenirs.

On se rend compte de ce que les gens vivent quand il nous arrive quelque chose comme ça. Au sein du GEM de LADAPT, ils comprennent ça.

Ils savent qu’il ne faut pas se moquer des autres mais plutôt  aimer et aider son prochain comme soi-même.  C’est agir intelligemment.  Nous parlons de tout et de n’importe quoi.

J’ai beaucoup appris. Nous sommes tous des êtres humains, il n’y en a pas de supérieurs à d’autres.

 

Le soleil sous les branches