Avec les beaux jours, la reprise de l’activité physique connait une recrudescence. Mais pour être la plus plaisante possible, celle-ci doit être progressive et adaptée aux rythmes et aux besoins de la personne.
Cindy Meissonnier est professeure d’activités physiques adaptées au sein de l’UTEP* du Centre Hospitalier de Vichy. Depuis 2014, l’accueil de jour de l’hôpital a mis en place un programme d’Education Thérapeutique du Patient, dans la lignée du parcours de soin.

De quelle manière les séances d’ activités physiques interviennent dans la lignée du parcours de soin du patient ?

Ce programme d’activités physiques adaptées s’adresse aux personnes vivant avec une maladie chronique qui recherchent une reprise d’activité physique, dans l’objectif de stabiliser voire améliorer leur état de santé et ainsi prévenir les complications liées à leur maladie. Ces personnes pratiquent peu ou pas du tout d’activité physique ou sportive. L’idée est donc qu’elles retrouvent le plaisir de pratiquer et de bouger tous les jours et surtout qu’elles puissent continuer de pratiquer une activité dans un club ou une association, à la sortie du programme.

Comment se met en place ce programme d’activités physiques adaptées ?

Nous organisons deux sessions annuelles : l’une en février et l’autre en septembre. Chacune de ces sessions dure trois mois, à raison de trois séances d’activités physiques par semaine. Nous organisons des groupes, composés de 8 à 10 personnes, selon les niveaux.
Les médecins de l’hôpital de Vichy reçoivent ces patients en consultation et leur font part de l’existence du programme ETP. Ces patients souffrent de diabète, d’obésité, d’apnée du sommeil… ils ne viennent pas tous du bassin de Vichy. Nous convenons ensemble d’un rendez-vous qui me permettra d’établir un diagnostic éducatif. Nous proposons également, de manière facultative des ateliers diététiques pour adapter son alimentation au quotidien. Nous commençons le programme par une séance « théorique » sur laquelle je leur explique le contenu du programme, en présence d’un médecin.
Chaque lundi, a lieu une séance d’une heure et demi qui leur permet de travailler leur équilibre, leur coordination ; puis le mardi a lieu la séance de renforcement musculaire. Ils prennent le temps de récupérer le mercredi pour poursuivre par une séance d’aquagym, le jeudi.
Ces séances d’activités physiques ont été construites avec les patients et les médecins : ce sont eux qui ont émis la demande d’inclure l’activité physique dans le cadre des programmes ETP.

Au-delà de la conduite des séances d’activités, quel va être votre rôle auprès des patients ?

En tant que professeure d’activité physique, mon rôle va être de les écouter, mais surtout les rassurer et les motiver à continuer, notamment après le programme. J’adapte les séances à leurs pathologies, à leurs rythmes, en fonction de leurs besoins et de leurs envies.
Selon moi, les « qualités » nécessaires pour ce poste sont l’écoute : il faut que les participants se sentent écoutés, compris, afin que l’on puisse les aider. Et puis, il s’agit aussi de mettre en place une dynamique de groupe : durant ces trois mois, des petits liens vont se créer entre eux. Ils recherchent cette proximité avec le groupe. C’est un élément qui revient souvient : être tout seul à pratiquer une activité n’est pas motivant. Certains d’entre eux continuent à se voir après le programme

Comment se met en place le lien avec le dispositif DAHLIR Santé ?

L’arrivée du DAHLIR, à la fin de l’année 2016 a été très bénéfique pour nous. M.Gallon nous aide à trouver une structure adaptée aux besoins des participants suite au programme. Nous ne connaissons pas toutes les structures, ni les activités proposées. Il nous aide beaucoup. Sur le programme précédent, huit personnes ont été accompagnées pour intégrer un club, une association sportive.
Cela permet d’avoir un suivi régulier et individualisé. Ainsi, nous savons ce qu’ils font après, s’ils continuent. C’est positif pour les patients : ils se savent écoutés et ont conscience que l’on s’adapte vraiment à leurs besoins.
L’accompagnement du DAHLIR est très bénéfique. M.Gallon assure la transition entre le programme et l’inscription dans un club. Cela s’établit de manière progressive et surtout adaptée.

Pour plus d’informations sur le programme ETP de l’Unité Transversale pour l’Education thérapeutique du Patient (UTEP) : 

Tél : 04 70 97 29 23

Site : http://www.ch-vichy.fr/Maison-de-l-Education-et-de-la-Prevention-163.html

Le dispositif Garantie Jeunes de la Mission Locale d'Aurillac

Zoom sur : Jérémy Bonnet, Directeur du Relais d'animation municipal du Val-Vert