Julie a rejoint l’équipe DAHLIR en octobre 2020, elle est la première salariée en poste à Lyon pour l’implantation du dispositif dans le Rhône. Elle intervient également sur une partie du département de l’Ain, plus précisément à Miribel. 

 

Fraîchement arrivée au Dahlir, peux-tu nous dire quel a été ton parcours jusqu’ici et ce qui t’a attiré dans l’association ?

 

Je suis titulaire d’une licence en Activité Physique Adaptée (APA) que j’ai suivi à Lyon et d’un master pluridisciplinaire regroupant des professionnels du champ paramédical, du sport et de la santé.  Ces deux années m’ont permis de comprendre le rôle de chacun dans le parcours du patient ou du bénéficiaire.

J’ai ensuite travaillé en tant que coordinatrice en APA. J’ai pu accompagner différents publics dans leur pratique et collaborer avec plusieurs acteurs de la Métropole lyonnaise.

Ce qui m’a attiré au DAHLIR c’est surtout d’accompagner les bénéficiaires à pratiquer en milieu ordinaire.

En effet, dans mon ancien emploi j’ai participé à la mise en place d’un accueil inclusif pour les enfants en situation de handicap. J’avais donc spontanément créé une dynamique qui se rapproche de celle du DAHLIR. Retrouver cette démarche ailleurs, et d’autant plus dans une association structurée, m’a rassuré et attiré.

 

Tu es chargée d’accompagnement pour le Dahlir Insertion à Lyon, qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

 

Concrètement, j’interviens dans des établissements type CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) et CPH (Centre Provisoire d’Hébergement) auprès de personnes en situation de précarité sociale ou d’isolement, ainsi qu’auprès de personnes ayant le statut de réfugiés.

Mon objectif, c’est de leur faire découvrir un maximum d’activités physiques pour leur donner envie de pratiquer en club.

L’intervention en structure est appelée la phase 1 : je me présente au centre et j’anime une séance d’APA hebdomadaire.

Quand les personnes font émerger une envie d’approfondir une activité en particulier, on entre dans la phase 2 : l’intégration d’un club, d’une association.

Mon rôle est de prendre contact avec ce club ou cette association, et d’accompagner le bénéficiaire par exemple lors des premières séances d’essais). Je peux aussi les accompagner vers des actions de bénévolat ou des activités culturelles.

Une fois la personne inscrite, j’assure un suivi et un soutien aussi longtemps que le bénéficiaire en a besoin.

 

Le DAHLIR vient d’arriver à Lyon et tu portes les premières actions d’implantation. Selon toi, que peut apporter le DAHLIR à la ville de Lyon ?

Quand j’ai fait mes premiers pas en APA à Lyon, dans des centres de rééducation, des hôpitaux, ou des associations, je me suis rendue compte que la grande difficulté de ce milieu était de relier tous les acteurs pour éviter qu’il y ait des ruptures d’accompagnement pour les patients ou pratiquant.

Par exemple, en centre de rééducation, les personnes suivent un programme très intense où elles sont suivies en permanence par de nombreux professionnels.

Mais quand elles en sortent, il leur est difficile d’aller seule s’inscrire en structure pour poursuivre les efforts. Le fait d’être accompagnée et d’avoir un référent permet d’être rassurée et de ne pas s’arrêter.

Quand j’ai découvert le DAHLIR je me suis dis que c’était exactement le maillon qu’il manquait.

Ça fait 6 ans que je suis enseignante APA dans le Rhône et je pense que le DAHLIR a toute sa place en tant que structure complémentaire pour relier l’offre déjà importante du territoire.

 

Avec qui est-ce que tu travailles au quotidien sur ton territoire ?

 

Je travaille particulièrement avec des institutions comme la Direction Départementale de la Cohésion Sociale « Jeunesse et sport » du Rhône ainsi qu’avec la métropole de Lyon. Tous ces partenaires nous guident vers les acteurs à contacter en priorité en fonction des besoins du territoire. Ils pointent les besoins et nous prenons contact avec les acteurs concernés.

Sur le terrain, je suis en lien avec plusieurs structures et associations comme le CHRS Armée du Salut à Lyon, le CPH ALPA 3A à Miribel, l’association Rêv’Elles que nous avons eu la chance de rencontrer dans le cadre du programme Implantation Ronalpia.

Cet incubateur nous aide beaucoup sur l’implantation dans le Rhône. Ils nous permettent de participer à des formations, avec un accès à un espace dans leurs locaux et nous mettent en relation avec de nombreux acteurs du territoire  !

 

La meilleure partie de ta journée ?

Ma partie préférée est la pause de midi, non pas seulement parce que j’aime manger, mais aussi pour partager un temps informel avec les collègues et pour se rencontrer.

J’ai eu la chance de participer au séminaire et j’ai pu profiter de ces temps pour rencontrer un peu plus mes collègues.

 

Le mot de la fin ?

Je suis dans les starting block pour mettre en place les projets qu’on a tous pu imaginer pendant le confinement ! Et j’ai hâte de terminer mon tour de la région pour rencontrer en vrai tous mes collègues.

À la rencontre de Julia, médiatrice quartier Dahlir à Bourg-en-Bresse

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