Lorsqu’on lui demande quel est son plus grand défaut, spontanément, Louise nous répond : « Je suis nulle en maths ! ». Pourtant, notre chargée d’accompagnement et de développement sur le territoire Cantalien, a très vite compris le dicton « l’union fait la force », comme 2+2 font 4.
Recrutée en février 2017, Louise nous fait part de ses objectifs, ses envies et des défis qu’elle envisage pour le développement du dispositif sur le Cantal.

Qu’est ce qui t’a donné envie de postuler à l’offre de recrutement du DAHLIR ?

Je suis tombée sur l’offre un peu par hasard. Alors le recrutement a été un moment marquant pour moi, je ne m’y attendais pas ! Mon profil ne correspondait pas forcément à l’offre de départ : je ne suis pas éducatrice sportive. J’ai moins ce regard technique et affuté sur la pratique sportive comme mes collègues du DAHLIR. Mais mon expérience dans le champ du travail social (insertion et médico-social) me permet de bien connaître le fonctionnement et les enjeux des structures ainsi que les problématiques de terrain. J’ai une posture, une vision différente qui prend en compte l’histoire de la personne. Ce n’est pas tout à fait la même façon d’accompagner la personne, mais l’objectif demeure le même : qu’elle reprenne confiance en elle.

Parle de nous de ton parcours avant d’arriver au DAHLIR ?

Après avoir obtenu mon concours d’éducatrice spécialisée à Bergerac, j’ai suivi la formation durant trois ans. Puis, j’ai choisi de la compléter par une licence en anthropologie que j’ai menée entre Québec et Lyon. En 2011, j’ai débuté mon travail dans une MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social), dans le cadre de la protection de l’enfance, à Aurillac. Puis en 2016-2017, j’ai souhaité changer de secteur afin de découvrir l’étendu du champ d’intervention du social. C’est à ce moment-là que j’ai vu passer l’annonce du DAHLIR.
C’est un dispositif innovant, la démarche d’accompagnement en milieu ordinaire, au niveau des loisirs n’existe pas ou peu. Or, cela participe énormément à la confiance en soi. C’est un champ trop peu exploré dans le travail social, cela a donc fini de me convaincre pour postuler, d’autant que le poste était basé dans le Cantal, où je vivais déjà.
Selon moi, c’est une belle aventure qui nécessite de l’ouverture d’esprit, de l’adaptation et de la confiance. C’est basé sur l’échange, l’innovation et l’accompagnement.

Quels vont être les enjeux, les missions à relever pour le Dahlir sur le Cantal ?

Avant tout, la grosse part du travail consiste au développement du dispositif : faire connaître le DAHLIR, rencontrer les partenaires. Je suis également en contact quai-permanent de potentiels adhérents au dispositif, sur le terrain : c’est très complémentaire et riche au niveau du développement du projet. L’un ne va pas sans l’autre.
Les enjeux vont donc être de consolider le DAHLIR sur le territoire cantalien, que chacun se l’approprie, comme un acteur dans le champ de l’inclusion, de l’insertion. L’objectif est que le dispositif soit reconnu comme un partenaire privilégié du terrain et qu’il continue à se développer afin de répondre aux besoins des personnes.
L’ambition est de contribuer à changer le regard des clubs, des associations sur le handicap, les problématiques du social. Faire en sorte que les loisirs soient ouverts à tous, sans exclusion.

D’après toi, quelles sont les qualités indispensables pour être une super chargée d’accompagnement au DAHLIR ?

Selon moi, ce seraient : l’écoute, l’adaptation, la souplesse et la réactivité, l’autonomie et en même temps pouvoir solliciter l’équipe si besoin, la curiosité.

Si tu devais imaginer un événement pour faire connaître le dispositif et permettre aussi d’ouvrir les esprits sur la différence :

Pourquoi pas une projection du film « Patients » dans un cinéma à Aurillac, avec une intervention de l’équipe de tournage. Cela permettrait d’apporter une ouverture au grand public et de montrer qu’il est possible de vivre avec son handicap et surtout d’avoir des besoins, des envies au niveau des loisirs, du lien social…
Ou bien, compter sur le charme du Cantal avec ses volcans… et organiser une grande randonnée nature, sous la forme d’un relais entre toutes les personnes accompagnées sur les monts du cantal. Et dans deux ans, hisser une grande bannière Dahlir sur le Puy-Mary ! (rires)

Pour finir, quel serait le message que tu adresserais à ceux qui ne connaissent pas encore le dispositif ?

C’est un dispositif innovant, inédit mais surtout qui part du besoin de la personne et s’adapte à son rythme, ses envies. N’ayez pas peur de l’ouverture ! C’est important de pouvoir mutualiser nos compétences, travailler ensemble !

Zoom sur : Jérémy Bonnet, Directeur du Relais d'animation municipal du Val-Vert

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