“Je suis médiateur DAHLIR depuis le mois de juillet 2019. Je considère que le terme “médiateur quartier” fait vraiment référence à une zone, un espace. Or, mon travail nécessite de dépasser cela, de ne surtout pas s’enfermer, pour créer du lien au-delà…”

Mamadou, Médiateur DAHLIR 63. 

 

Arrivé dans l’équipe presque 100% féminine de l’antenne Puy-de-Dôme du DAHLIR, Mamadou a vite trouvé sa place en tant que médiateur sur les quartiers prioritaires de la ville de Clermont-Ferrand.

 

Peux-tu nous parler de ta mission en tant que médiateur (quartier) DAHLIR ? 

Dans un premier temps, je vais intervenir sur les quartiers de Croix de Neyrat, Champratel, Les Vergnes et la Gauthière.

Mon rôle est de faciliter l’accès au sport et aux loisirs pour les habitants des quartiers, quels que soient leur condition, leur âge…

D’où la nécessité dans un premier temps de me faire connaître auprès des habitants et d’être bien identifié par les acteurs référents. Pour cela, je vais à leur rencontre lors d’événements, de manifestations du quartier. 

Ma mission est très complémentaire de celle des travailleurs sociaux présents dans les quartiers. Elle a vocation à créer du lien.

J’espère, à terme, pouvoir proposer des permanences hebdomadaires dans les maisons de quartier et les centres sociaux. Ce serait un vrai atout pour que nous puissions travailler ensemble. SElon moi, il est important de privilégier la co-construction et le travail en réseau. C’est nécessaire pour être utile et efficace. 

De manière concrète, j’accompagne les enfants et adultes dans leur projet d’activité de loisirs réguliers. 

La personne vient me voir de manière individuelle, ou avec son référent. Elle me fait part de son envie de pratiquer une activité de loisir en particulier. Lors de ce premier entretien, nous allons échanger sur ses besoins, ses disponibilités, ses éventuels freins à la pratique… Puis je vais effectuer les recherches pour trouver une association ou un club, ainsi que le créneau d’activité qui puissent correspondre le plus possible à son projet !

À la suite de quoi, je vais organiser une séance d’essai pendant laquelle la personne pourra tester l’activité, rencontrer l’intervenant et les autres participants et ainsi s’assurer qu’elle se sente bien. 

Si ce n’est pas le cas, je poursuis mes recherches et nous organiserons d’autre séances d’essai.

Si elle souhaite continuer dans cette structure, l’objectif est que la personne puisse pratiquer de manière pérenne et autonome. Je vais donc m’effacer petit à petit et simplement assurer le suivi de son projet, en l’appelant ainsi que l’intervenant pour m’assurer que tout se passe bien.

 

 

Tu as un parcours un peu atypique,qu’est ce qui t’a donné envie de rejoindre le DAHLIR ?

J’ai découvert le tissu associatif il y a une dizaine d’années. J’étais bénévole dans un club de foot, où j’animais des séances à destination des jeunes de 6-7 ans. Plus tard, j’ai pris davantage de responsabilités et m’occupais de différentes catégories. J’ai entrepris un service civique puis un contrat aidé en tant qu’animateur socio-sportif. 

Puis tout s’est enchaîné, j’ai eu envie de m’investir en tant qu’acteur dans une association. C’est ainsi qu’est née l’association que j’ai co-fondé avec un ami : 3S Métropole – Sport, Santé et Social. Son objectif est de développer l’activité physique pour tous dans les quartiers prioritaires de la ville de Clermont-Ferrand. Petit à petit, nous nous sommes faits connaître et avons remporté trois projets dans le cadre du vote du budget participatif de la ville.

Puis j’ai entendu parlé de l’offre d’emploi “Médiateur quartier” du DAHLIR. J’ai été curieux, les missions m’ont donné envie de postuler et puis j’imaginais aussi le lien qu’il pouvait y avoir avec l’association 3S Métropole. Je pense que l’on peut être complémentaire ensemble. 

 

 

Quelles sont, d’après toi, les qualités indispensables pour travailler au DAHLIR ?

L’accueil, le relationnel et l’écoute sont primordiales. Et puis faire preuve d’empathie…

Je pense qu’il faut savoir se remettre en question en permanence : on peut faire des erreurs, l’important c’est de les accepter et savoir rebondir.

Je suis conscient que je ne vais pas sauver le monde et que je ne dois pas m’éparpiller dans mes missions.

 

 

Qu’est-ce que tu as trouvé au sein de l’association DAHLIR que tu ne t’attendais pas ?

J’avoue avoir été un peu surpris de découvrir que j’étais le seul garçon sur l’antenne du Puy-de-Dôme ! L’accueil de l’équipe m’a fait très plaisir : on m’a laissé le temps de prendre mes marques, de comprendre les missions de chacun. 

Avant d’arriver, j’avais une vision limité du champ d’actions de l’association, je croyais qu’elle n’intervenait que sur le handicap. Je me rends compte de l’étendue de ses missions dans le domaine de la santé, de la réinsertion sociale… 

Mais surtout, je n’imaginais pas le réseau d’acteurs avec lesquels nous travaillons, tant sur le terrain, qu’au niveau institutionnel ! 

 

 

Une petite question pour le prochain salarié ? 

Ma question pour le prochain salarié qui se prêtera au jeu de l’interview serait : “Qu’est-ce-qui, dans ton parcours, t’amène dans l’association DAHLIR, aujourd’hui ?”

 

Initiation à l’athlétisme pour les bénéficiaires du DAHLIR Insertion.

Portrait de Jessica, assistante de direction DAHLIR