“Accueillir un enfant en situation de handicap dans le centre de loisirs permet d’ouvrir les esprits et d’apprendre tous les jours.”

Hélène, directrice-adjointe d’un centre de loisirs dans le Puy-de-Dôme.

 


 

Les 21 et 22 janvier dernier avaient lieu les journées de sensibilisation à l’inclusion d’enfants en situation de handicap dans les ACM.

Directrice-adjointe du centre de loisirs de Saint-Laure, Hélène Coudeyras a participé à cette rencontre départementale. Retour sur cette expérience collective.

 

Qu’est ce qui vous a incité à participer à ces journées de sensibilisation ?

 

Depuis quelques mois, nous accompagnons une petite fille atteinte de troubles autistiques. Durant les temps d’accueil, elle est accompagnée d’un animateur supplémentaire, dans le cadre d’un DAS* où est intervenu le DAHLIR.

Notre équipe a souhaité aller plus loin dans la démarche. C’est pourquoi j’ai pris part à ces deux journées de sensibilisation à l’inclusion d’enfants en situation de handicap.

En tant que référente auprès des animateurs, j’estimais que cela pouvait être intéressant afin d’élargir nos connaissances,nos compétences et pour certains surmonter leur peur du handicap.

*Demande d’Animateur Supplémentaire

 

Quels sont les principaux apprentissages que vous retenez de cette rencontre départementale ?

 

J’ai ouvert grand les bras et les oreilles afin de recueillir un maximum d’informations. Autant de contenu en deux jours, c’est un véritable challenge. Cela m’a permis de mieux connaître les différents types de handicap, de me rendre compte également que l’on n’est pas tout seul. Plusieurs professionnels sont intervenus dont la DDCS, la MDPH, la CAF, le CRDV, l’IME de Pompignat.

Nous avons rencontré des éducateurs de cette structure qui ont notamment expliqué leur manière d’accueillir, de travailler avec les enfants.

Je trouve très précieux ce lien entre la famille, la structure d’accueil spécialisée et le centre de loisirs. Cela permet un échange de bonnes pratiques. Il est important de décloisonner ces “mondes” et de travailler en commun.

Durant ces journées, des membres de l’équipe du centre de loisirs de Saint-Laure étaient présents. Lorsqu’une partie de l’équipe est déjà sensibilisée, on s’aperçoit qu’il y a davantage de réception. Même s’il y a toujours du travail en la matière.

 

De quelle manière pensez-vous vous inspirer de ces apprentissages ?

Tout d’abord nous avons mis à disposition de toute l’équipe le Guide d’accompagnement à l’inclusion en ACM. Il reprend tous les éléments : la présentation des différents troubles, des établissements spécialisés, les bilans entre la famille et le centre de loisirs…Ce qui a donné lieu à beaucoup d’échange avec les membres de l’équipe d’animation.

Cela en a conduit certains à se renseigner davantage.

D’autre part, accueillir un enfant en situation de handicap dans le centre de loisirs permet d’ouvrir les esprits et d’apprendre tous les jours.

Au quotidien, cela fait son chemin auprès de l’équipe, des enfants et donc des parents !

Mon souhait serait que l’inclusion en ACM puisse faire l’objet d’une partie de la formation initiale du BAFA. Cela me semble indispensable que les futurs animateurs disposent de ce champ de connaissances. Et puis cela peut susciter des vocations ! Il est important de les sensibiliser.

 

Le DAHLIR 63 recherche un-e chargé-e d'accompagnement

Et si nous devenions tous acteurs du changement au quotidien...