Dimanche 16 juillet 2017, vous ne verrez pas seulement les cyclistes du Tour de France franchir en sprint la ligne d’arrivée au Puy en Velay… À partir de 13h15, l’équipe du DAHLIR composée d’une quarantaine de participants ouvrira cet événement internationalement reconnu, à l’occasion d’un défilé d’ouverture sur les 3 derniers kilomètres.

Rencontre avec Yves Deveze, élu à la mairie du Puy en Velay, qui nous parles des valeurs communes du sport et du handicap.

 

En quoi est-ce stratégique pour un territoire comme le Puy en Velay d’accueillir un tel évènement ?

Le Tour de France est le second événement international après les Jeux Olympiques. Il est vu dans plus de 190 pays. L’accueillir au Puy en Velay permet de valoriser notre territoire de mettre en avant son patrimoine. Le retour sur investissement pourrait être 10 fois supérieur. Dans certaines villes le retour sur investissement peut être de plus de 15%. S’il fallait que l’on paie une campagne de communication pour mettre en valeur notre territoire ce serait bien plus cher. Cette année sera la première où toutes les étapes seront télévisées.

Notre ville est la seule qui accueille à la fois une étape d’arrivée et de départ et une journée de repos. C’est une belle opportunité pour la ville qui va héberger les sportifs, journalistes, équipes télé. C’est un événement médiatique très important et intéressant.

 

Quels ont été les principaux “chantiers” à mener en vue de son arrivée ?

Tout d’abord, l’ASO nous fournit un cahier des charges non négociable afin de faciliter les déplacements des coureurs et en assurer la sécurité.

À côté de cela, nous avons mis en place des animations comme la fête du Tour sur le site du Vernet. Durant la journée de repos, lundi 17 juillet, tout un programme d’animation a été mis en place pour que ce passage au Puy reste gravé dans les esprits. Marché de l’artisanat, Orchestre, concerts et bien d’autres animations sont prévues.

 

Vous avez choisi de mettre en lumière notre association, le DAHLIR, à l’occasion du défilé d’ouverture. Pourquoi ce choix ?

Ce défilé d’ouverture va permettre aux personnes accompagnées par le DAHLIR dans des clubs cyclistes (ainsi que certains membres de ceux-ci) de parcourir les trois derniers kilomètres, dans les conditions réelles des coureurs du Tour de France.

C’est une opération qui me réjouit. Nous connaissons le DAHLIR et son travail fort depuis sa création en 2006, mais aussi son engouement pour le cyclisme. C’était donc une belle occasion.

En quoi cela est-ce important, pour vous, qu’un public mixte franchisse ensemble la ligne d’arrivée ?

Pour nous, c’est essentiel de permettre à tout le monde, en capacité de pratiquer ce sport, de participer à cet événement. C’est valorisant pour tous d’intégrer une course du Tour de France.  Et puis cela exprime clairement notre volonté d’afficher l’égalité des chances avec un peloton sans « distinction apparente de handicap ».

J’espère que cela pourra inspirer d’autres projets en permettant à tous de faire ces étapes, en les ouvrants aux personnes en situation de handicap. C’est valorisant et surtout cela permet une liberté pédagogique : tant pour les coureurs que pour le public enfant et adulte : ils savent que c’est possible.

 

 

 

 

 

 

Le DAHLIR recrute

À son rythme, sur les volcans d’Auvergne