Philippe Berranger est le responsable des partenariats et de la communication au sein du Comité National de Coordination Action Handicap (CCAH). Cette institution fait le pari de mobiliser en son sein deux mondes qui se connaissent peu : l’associatif et le privé. Rencontre.

 

Si l’on devait résumer l’ambition du CCAH ?

L’objectif du CCAH est de participer à l’amélioration de la qualité de vie de la personne en situation de handicap. Nous intervenons au travers de modalités diversifiées, mais c’est là le projet initial du CCAH.

 

Comment est né le CCAH ?

En 1971, les groupes de protection sociale qui gèrent la retraite complémentaire des salariés du secteur privé (Malakoff Médéric, AG2R La Mondiale, Humanis, PRO BTOP par exemple) ont fait le choix de mutualiser les moyens dont ils disposaient dans le cadre de l’action sociale. Cela afin d’apporter une réponse plus significative aux problématiques liées au handicap. Les grandes associations nationales du handicap sont également membres fondateurs du CCAH (Unapei et APF).

 

Le CCAH est avant tout un lieu de rassemblement, de partage, de parole.

 

Notre particularité est avant tout d’être un lieu de rencontre et de coordination où des associations comme l’UNAPEI, l’APF et des groupes de protection sociale peuvent se réunir, échanger afin d’envisager ensemble des évolutions et des solutions.

 

L’accompagnement des porteurs de projets fait partie des missions principales du CCAH.  Pouvez-vous nous en dire plus sur les critères de sélection des ces initiatives ?

 

Notre activité principale est l’instruction et le financement de projets qui nous sont adressés.

Les critères de sélection sont la qualité, la pérennité du projet et surtout la notion d’ouverture à la société, au travers de l’inclusion et de la mixité des publics.

Les interventions proposées doivent apporter un plus en termes d’accueil et d’accompagnement de la personne.

Nous nous déplaçons sur le territoire d’intervention et rencontrons chaque porteur de projet. Cela nous permet de mieux appréhender la qualité des professionnels avec lesquels nous allons être amenés à travailler et de valider la qualité du projet qui nous est proposé.

Quelles sont les autres domaines d’actions du CCAH ?

 

Nos trois missions principales sont les suivantes :

 

Au travers de vos actions, vous parvenez à mettre en lien les valeurs du monde associatif et privé. De quelle manière ?

 

Un des fondements même du CCAH est d’être un lieu de coordination, de ressource où les acteurs du monde associatif et privé peuvent se rencontrer autour de la question du handicap.

C’est dans notre ADN.

Nous sommes une courroie de transmission entre des acteurs issus de sphères différentes, entreprises, mutuelles, associations, comités d’entreprise. Notre richesse est basée là dessus.

 

Si l’on devait résumer, vous agissez tel un catalyseur, une goutte d’eau essentielle entre ces deux mondes ?

 

Oui, c’est tout l’intérêt de notre structure. C’est une chance d’avoir une vision nationale. Il nous est possible d’ aider un porteur de projet nantais en nous inspirant d’une initiative lyonnaise. Nous avons conscience de notre expertise, notre utilité à ce sujet là.

 

Prochainement aura lieu la remise des prix aux Lauréats du CCAH. Que récompensent ces prix ?

 

Cette manifestation a plusieurs objectifs : d’abord celui de mettre en lumière des initiatives insuffisamment connues, qui ont été  financées l’année précédente par les membres du CCAH.

Le jury est composé des membres du CCAH et de personnalités qualifiées qui doivent faire des choix dans les catégories proposées. L’idée est aussi d’organiser un événement festif. Ce n’est pas parce que l’on traite de sujets sérieux qu’il faut conserver une image pesante. Nous parlons de choses sérieuses, sans nous prendre au sérieux.

 

Plus d’informations sur le Comité National de Coordination Action Handicap (CCAH) : https://www.ccah.fr/

Le DAHLIR Handicap bénéficie du soutien du CCAH.

 

Le DAHLIR recherche un agent administratif

Association ASALEE : prévenir, motiver et surtout écouter.